Première preuve de l’impact du pesticide dans la pollinisation des abeilles

Des pommiers, pollinisés par des abeilles exposées aux pesticides de type néonicotinoides, contiennent moins de graines à hauteur de 36 % par rapport à des abeilles qui n’ont pas été exposées à ce pesticide.

 

Première preuve de l’impact du pesticide dans la pollinisation des abeilles
 

Ces résultats sont la première preuve que les Néonicotinoïdes réduisent la capacité des insectes à polliniser les plantes. De précédentes études ont montré que des pesticides controversés peuvent affecter les abeilles, mais on n’avait pas mesuré l’impact du pesticide sur la pollinisation proprement dit.

Actuellement, on estime que 30 % des graines agricoles dépendent de la pollinisation par des animaux et ce secteur rapporte environ 360 milliards de dollars aux agriculteurs chaque année. Nos travaux soulignent l’importance du circuit de pollinisation et cela permet de déterminer si on doit bannir les Néonicotinoïde une bonne fois pour toutes selon Dara Stanly de l’université de Londres.

Stanley et ses collègues ont exposé des colonies d’abeilles à un nectar qui contenait des Néonicotinoïde à des niveaux qu’on trouve habituellement sur les plantes sauvages. Dans un second test, le nectar ne contenait aucun pesticide. Les abeilles exposées aux Néonicotinoïde ont collecté moins de pollen des pommiers et elles ont visité moins de fleurs que le groupe qui n’a pas été exposé. Leurs travaux ont été publiés dans la revue Nature.

Le résultat a été une réduction des graines dans les pommiers ce qui a baissé immédiatement son rendement. C’est aussi indicateur crucial de l’importance de la pollinisation.

 

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.