La santé, un droit ou un coup de chance ? L'environnement, un truc d'écolos ?

 

Faaod 6

 

le 1er décembre 2015.

Pierric Le Neveu - FaAOD - Agent Orange, armes chimiques, pesticides, OGM    Plus jamais ça !

Notre responsabilité est d'agir pour contraindre les dirigeants à s'entendre sur les termes d'un accord crucial pour l'avenir de l'homme — celui de nos enfants — quand on sait désormais que ceux qui naissent aujourd'hui vivront moins longtemps en bonne santé, pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, que leurs parents, dans un monde qui consomme "accessoirement" chaque année, à l'heure actuelle, une fois et demie sa part de ressources non renouvelables (https://www.endecocide.org/fr/sign/).

         Il nous faut inlassablement dénoncer l'utilisation aussi irresponsable que généralisée de produits chimiques toxiques pour l'homme et pour la nature, de pesticides devenus  indispensables aux plantes GM (dont les agriculteurs doivent acheter chaque année les graines stériles brevetées), des pesticides inventés et commercialisés par des multinationales cupides sans foi ni loi avec la complicité des états, lors même que notre rôle n'est pas de remplacer les responsables politiques dans la recherche de solutions.

         La disparition de la biodiversité, l'épuisement des sols (https://www.youtube.com/watch?v=mPi3wKOyvHI), la pollution de l'air, des cours d'eau et de la nappe phréatique, la contamination de la chaîne alimentaire, les dégâts sanitaires — dont le Vietnam est la vitrine historique et monstrueuse depuis les épandages d'Agent Orange par l'armée américaine de 1961 à 1971, tout comme le devient l'Argentine, convertie depuis une vingtaine d'années à la monoculture de soja OGM et à l'usage des produits chimiques toxiques qui les accompagnent — doivent-ils être considérés comme inéluctables ?

         L'État, garant de la santé publique et de la prévention, et les entreprises incriminées peuvent-ils se décharger de cette responsabilité sur le dos du contribuable à travers l'Assurance maladie ? La reconnaissance des maladies professionnelles dues aux pesticides relève trop souvent, en tout état de cause, du "parcours du combattant" ; elle est victime d'une véritable omerta, et seuls de rares cas sont portés à la connaissance du public par la médiatisation de procès intentés aux fabricants par les victimes, ou par les cris d'alarme lancés par des médecins.        

 

 

Des associations comme le FaAOD, nos amis et partenaires : C.O.P Gironde, Les Artisans du Frais, ou Marchand des 4 saisons, parmi beaucoup d'autres, œuvrent, chacun à son niveau de compétence, dans l'intérêt des générations futures ; de même que des associations de victimes, telles que Phyto Victimes, non destinées toutefois à pallier aux insuffisances de l'État.     

Faaod4

 

191115ogm

Et la question de fond est bien celle-ci : peut-on continuer d'accepter les pratiques de multinationales si puissantes qu'elles parviennent à dicter aux états, au nom de la cupidité et du seul profit de leurs actionnaires, une politique agricole mortifère aggravée par l'accaparement des terres par des sociétés d'investissement au préjudice d'agriculteurs chassés de leurs exploitations ou d'autres qui n'ont pas les moyens de s'installer ?

        Attendre, c'est condamner ; demain il sera trop tard...

 

  Les coupables, aujourd'hui, ne sont pas les utilisateurs, agriculteurs, viticulteurs, qui sont même parfois contraints — à l'instar d'Emmanuel Giboulot, condamné pour refus d'application préventive d'un pesticide sur ses vignes — d'utiliser aveuglément des méthodes conventionnelles qui montrent de plus en plus, partout dans le monde, leur nocivité et leurs limites —, insectes et "mauvaises herbes" apprenant en effet à résister et poussant à l'utilisation de pesticides divers et variés en quantités toujours plus importantes. Les coupables sont les industriels et les décideurs qui autorisent la mise sur le marché de produits toxiques évalués sommairement par les seuls fabricants servis par des lobyistes omniprésents.

         Les néonicotinoïdes tueurs d'abeilles, que la Commission européenne tarde à interdire, mettent aujourd'hui en péril, par la disparition des pollinisateurs, une grande partie des fruits et légumes qui garnissent nos assiettes. Des fruits et des légumes, qui ont perdu, par la faute de l'agriculture conventionnelle, un grande partie de leurs éléments nutritifs.

         Il appartient aux chercheurs — des chercheurs nécessairement indépendants des fabricants — et à une véritable volonté politique de prendre la mesure du danger et de mettre en œuvre un plan efficace susceptible de proposer des alternatives situées peut-être entre le retour à des pratiques ancestrales oubliées et l'élaboration de biopesticides respectueux de l'homme et la nature.

 

 

Tous concernés ?

 

        Oui !

 

         Ensemble on est plus forts...

 

 


Pour changer de modèle alimentaire soutenez notre pétition

 

"STOP au lobby de la grande distribution, OUI à l'économie locale"

 

Suivez-nous sur   Facebook       Twitter

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

×