La France accueille la Conférence de Paris sur le climat tout en injectant des millions d’euros dans l’exploitation industrielle des forêts tropicales

Le 8 décembre 2015

Deforestation causes hi 104236

Paru le 7 décembre 2015 - Global Witness

 

Alors que la France contribue à l’organisation de pourparlers sur un accord universel pour réduire les émissions de CO2 dans le cadre de la Conférence de Paris sur le climat, Global Witness révèle que l’Agence française de développement (AFD) a investi plus de 120 millions d’euros dans des entreprises d’exploitation forestière qui sont en train de détruire la deuxième plus vaste forêt tropicale au monde.

 

« À l’occasion de la COP21, l’Agence française de développement se présente comme un investisseur majeur dans des projets respectueux du climat, notamment en ce qui concerne la protection des forêts », a déclaré Alexandra Pardal de Global Witness. (1) « Mais d’après nos enquêtes, l’AFD a investi des millions d’euros ces vingt dernières années dans l’industrie forestière du bassin du Congo associée à la destruction de la forêt, à l’exploitation illégale, à l’évasion fiscale et à des complicités dans la violence visant les populations locales. »

 

Dans une déclaration parue aujourd’hui, un groupe d’organisations non-gouvernementales et de scientifiques, dont Global Witness, Greenpeace, Rainforest Foundation UK, OCEAN RDC et Brainforest Gabon, appellent la France à cesser de promouvoir l’exploitation forestière industrielle dans le bassin du Congo, près de 12 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre étant le résultat de la destruction des forêts.

 

Un exposé présenté en 2015 par Global Witness a montré que l’AFD avait soutenu des entreprises qui ne respectaient pas des normes environnementales et sociales et qui avait ensuite contribué au financement de la guerre meurtrière en République centrafricaine en traitant avec des groupes armés coupables de meurtres de masse. (2) En 2014, un audit financé par l’UE a montré qu’aucune des entreprises forestières actives au Cameroun ne pouvait être considérée comme légale. (3) En République démocratique du Congo, 90 % des redevances forestières ne sont pas parvenues dans les caisses de l’État en 2012 à cause de l’évasion fiscale pratiquée par les sociétés forestières. (4)

 

L’AFD – à la fois agence publique et institution financière française – justifie les subventions et les prêts qu’elle a octroyés à de grandes entreprises d’exploitation forestière en faisant valoir qu’ils confèrent un soutien technique pour minimiser l’impact environnemental de leurs activités et qu’ils sont dans l’intérêt du développement économique des pays riches en forêts mais pauvres sur le plan financier.

 

« Si l’on tient véritablement à sauver la deuxième plus vaste forêt tropicale au monde, il ne faut pas la confier à des entreprises forestières industrielles », a commenté Alexandra Pardal.

Article en intégralité sur Globalwitness.org

 

 

 


Pour  protéger l'environnement,  signez et partagez notre pétition :

 

STOP au lobby de la grande distribution, OUI à l'économie locale

 

Suivez-nous sur             Twitter

Commentaires (1)

Claudel fabrice
  • 1. Claudel fabrice | 08/12/2015
Stop à la déforestation des forêts de la planète terre!

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.