Un jeune couple d'agriculteurs fait revivre une ferme

Le 22 décembre 2015

Va10 3439704 1 jpg88

L'histoire

La ville de Lorient était propriétaire d'une ferme, depuis 1977, au Cosquer, à Caudan. Un legs dont elle a fait usage comme ferme pédagogique. Et ce, jusqu'en 2009. Jusqu'au départ à la retraite de Léon Lanoë, pionnier du projet. Des générations s'y sont succédé.

La ville de Lorient a fait le choix en 2012 d'y installer un couple d'agriculteurs. « Le but étant aussi de réimplanter des agriculteurs en zone périurbaine », sourit l'adjoint. De faire revivre le site semé de souvenirs.

Une vingtaine de candidatures

La ville a jeté son dévolu sur Elodie Fargeas, 31 ans, d'origine nantaise, et Mathieu Tanguy, un Costarmoricain également âgé de 31 ans.

« Nous avons eu beaucoup de demandes de renseignements, rapporte un membre de la chambre d'agriculture. Mais, finalement, peu ont concrétisé via le dossier de candidature. Nous en avons reçu une vingtaine. »

Quant à Elodie Fargeas et Mathieu Tanguy, « nous les avons trouvés lucides sur leur projet économique, explique Laurent Tonnerre. Ils sont armés, ils ont une solide formation et de l'expérience. »

Tous les deux ont suivi une solide formation d'ingénieur horticole à Angers. Puis, ils ont passé quelques années en Nouvelle-Calédonie.

Là-bas, Mathieu Tanguy a oeuvré dans un centre d'expérimentation agronomique, près de Nouméa, l'Institut agronomique néo-calédonien (IAC). On y mène des recherches autour des enjeux d'agriculture durable. Pendant ce temps, Elodie mettait en place une pépinière fruitière et forestière...

Mise aux normes

Le duo a transformé l'ancienne ferme pédagogique du Koz-Ker en exploitation maraîchère bio sur cinq hectares. Une quarantaine de légumes y sont cultivés sur 2,5 ha. Des produits « frais, de qualité et de proximité » proposés en vente directe sur le site ou dans les Biocoop locales.

 

« Le site était en prairie et pas adapté aux cultures. Pendant des décennies, c'était une ferme pédagogique. On a créé l'exploitation de toutes pièces, pour un investissement de 80.000 €. C'est plus compliqué qu'une simple reprise ». Il leur a fallu définir les parcelles, monter les tunnels, poser le système d'irrigation, s'équiper...

 

 

Lire aussi http://www.letelegramme.fr/morbihan/lorient/exploitante-agricole-un-projet-de-vie-22-12-2015-10898398.php?xtor=EREC-85-[PartageFB]-20151222-[article]&utm_source=PartageFB&utm_medium=e-mail&utm_campaign=PartageFB

 

 

Pour changer de modèle alimentaire soutenez notre pétition

 

STOP au lobby de la grande distribution, OUI à l'économie locale

 

Suivez-nous sur   Facebook      Twitter

 

 

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.